Confinement : Abeilles, que faire en cas d'essaimage ?

Cette année, avec le beau temps, les abeilles ont commencé l’essaimage de manière un peu précoce. Durant le confinement, les apiculteurs continuent de travailler.

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Le mois de Mai est d’une grande activité pour l’apiculteur : C’est le mois de l’élevage. Il faut superviser le développement des colonies, changer les derniers cadres, poser des hausses, surveiller l’état sanitaire, prévenir l’essaimage naturel, récolter les essaims naturels, les soigner et les développer, élever des reines, procéder aux premières récoltes et aux premières transhumances… Par instinct de survie, des milliers d’abeilles essaiment : elles élèvent une jeune reine qui prend possession des lieux et, naturellement, la vieille reine quitte la ruche avec une partie des abeilles gorgées de miel, à la recherche d’un autre endroit.

Ce mois d'avril a été très doux et les abeilles ont en avance. Quelques départs d'essaims ont déjà été signalés. Les ruchers installés sur le territoire communal font l’objet d’une attention toute particulière et nos apiculteurs sont sur le terrain pour accompagner ce phénomène plutôt que de le combattre. Pour autant, certains particuliers ont eux-aussi des ruches dans leurs jardins dont ils s’occupent eux-mêmes ou dont la gestion est confiée à un apiculteur indépendant. Le confinement aidant, plusieurs de ces ruches ne sont pas suffisamment suivies et l’essaimage n’est plus contrôlé. Dans le meilleur des cas, il arrive à l’apiculteur de pouvoir récupérer ces essaims mais malheureusement, certains lui échappent. 

Comment agir ?

Quand on se retrouve face à une grosse grappe d’abeilles dans son jardin, pendue à un arbre ou à des bâtisses, le premier réflexe serait peut-être de savoir comment le détruire… Il faut savoir que les abeilles sont une espèce protégée, la destruction de celles-ci est interdite. La plupart des gens ont le réflexe d’appeler les pompiers. Or, les pompiers ne s’occupent plus de ces problèmes. Ils les invitent donc à entrer en contact avec une société spécialisée ou bien à prendre contact avec la mairie qui les renverra vers une entreprise spécialisée. Or les entreprises leurs factureront leurs services.

Il y a un moyen économique, écologique et humainement enrichissant de procéder : Appeler un apiculteur. Son intervention est gratuite et cela permet de ne pas tuer les abeilles. A Hellemmes, Valérie Montel, apicultrice amateur en charge du rucher du parc Bocquet, se tient à la disposition des habitants qui rencontreraient un essaim. On peut la contacter au 06 77 93 42 20.

Attention, l'apiculteur ne s'occupe que des abeilles ; il n'est pas équipé pour intervenir sur les nids de guêpes ou de frelons.


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